ACTUALITES

Interview : Nicolas Godignon

 

 

En cette deuxième semaine de trêve pour le Top 14, et arrivé à mi-saison, Nicolas Godignon dresse un premier bilan et aborde différents thèmes comme les objectifs, le joker médical ou encore la progression de l'équipe.

 

Nicolas, comment se déroule cette coupure de trois semaines sans match ? Mettez-vous l’accent en priorité sur le physique, ou est-ce l’occasion de travailler davantage certains secteurs techniques (la défense, la conquête, les lancements de jeu, etc.) ?

 

Nicolas Godignon : Nous avons commencé cette période de trois semaines par une semaine de coupure. Les joueurs et le staff sont partis en congés car nous venions d’enchainer dix-sept semaines de travail intensif. Il était important de pouvoir récupérer un peu. La deuxième semaine est mixte, avec reprise du travail physique uniquement, sur de la course notamment, et des séances de musculation assez intensives. La fin de cette semaine sera plutôt orientée sur le rugby, et la préparation du match contre le Stade Français. Etant donné que nous jouerons le vendredi, cette troisième semaine sera un peu écourtée, donc nous mettrons l’accent sur le rugby.

 

Le prochain mois s’annonce copieux pour le CABCL avec quatre déplacements (Stade Français, Toulon, Clermont et Grenoble) et la réception du Stade Toulousain. Vous êtes-vous fixé un objectif pour ce bloc de match ?

 

N.G. : Aujourd’hui, nous n’avons pas de bilan comptable à effectuer. La priorité bien sûr reste la réception du Stade Toulousain, mais il serait bienvenu d’essayer d’aller chercher des points chez nos adversaires, même si la tâche sera vraiment ardue. Si on souhaite flirter avec les six premières places, on se doit d’être en mesure d’aller chercher des points à l’extérieur.

 

Avec 22 points d’avance sur le premier relégable, le maintien est-il encore l’objectif du club pour la fin de saison ?

 

N.G. : Avec 22 points d’avance, c’est vrai qu’il faudrait une très bonne performance d’Oyonnax, qui devrait gagner six matches de plus que nous sur la phase retour, c’est-à-dire la moitié des matches, et que nous, nous ne gagnions pas un match, pour nous mettre en difficulté derrière eux. Oui, on peut revoir l’objectif un peu à la hausse sur cette fin de saison. Notre but est surtout de positiver le travail que nous faisons au quotidien pour nous rapprocher au maximum de cette sixième place. L’objectif important que nous nous étions fixé était d’assurer un maintien serein, et c’est vrai qu’on s’y dirige à grands pas. Il faut quand même continuer sur notre dynamique et essayer de concrétiser nos moments forts.

 

Vous avez bien géré une période difficile en fin d’année avec de nombreuses blessures dans la ligne de trois-quarts. Êtes-vous toujours à la recherche d’un joker médical pour pallier à la blessure de Malakai Radikedike ?

 

N.G. : Effectivement, nous avons eu de vraies problématiques en novembre et décembre avec de nombreuses blessures derrière qui nous ont obligés à réorganiser la ligne de trois-quarts. Poutasi Luafutu a rempli son rôle d’intérimaire au centre avec beaucoup de succès. Aujourd’hui, nous sommes toujours à la recherche d’un joker médical sur le poste d’ailier. Mais c’est une mauvaise période pour recruter et on ne souhaite pas prendre quelqu’un pour prendre quelqu’un. Donc comme nous n’avons pas pu trouver le profil qui nous correspondait, on préfère attendre, et peut-être même se passer d’un joker.

 

Le travail du club concernant le recrutement est souvent loué par les observateurs. A mi-saison, quel bilan faites-vous de l’intégration des huit recrues arrivées à l’intersaison ?

 

N.G. : C’est plutôt une réussite. On le voit dans l’état d’esprit du vestiaire, dans l’intégration à la vie du club, et aussi dans l’intégration à la vie briviste.

 

Les prolongations de contrat, dont la vôtre, se sont multipliées ces dernières semaines. Quels avantages vous offrent cette stabilité ?

 

N.G. : C’est surtout le bon début de saison qui nous amène à être un peu plus stables et à pouvoir enchaîner quelques prolongations. Aujourd’hui, on connait parfaitement le groupe avec lequel on travaille. Les joueurs se connaissent bien, les coaches connaissent bien les joueurs et réciproquement, il y a une vraie confiance mutuelle. On peut donc s’inscrire dans un travail avec plus de sérénité, et je ne pense pas que ce soit quelque chose de contre-performant.

 

Quelle est votre plus grande satisfaction de cette première partie de saison ?

 

N.G. : Notre satisfaction à ce jour, c’est bien sûr notre classement à mi-saison : 5ème et 36 points, à 7 points derrière les leaders. Toutefois, nous voulons absolument prendre le recul nécessaire par rapport à ce classement, compte tenu du fait qu’il reste encore une moitié de saison à jouer.

 

Et à l’inverse où se situe la plus grosse marge de progression de votre équipe ?

 

N.G. : Aujourd’hui, c’est sur le secteur offensif que nous devons nous améliorer, notamment en nombre d’essais. Au nombre de points, nous ne sommes pas la plus mauvaise attaque, mais c’est un des secteurs sur lequel il faut que nous soyons beaucoup plus réalistes. Nous avons parfois échoué à quelques centimètres de la ligne, donc il faut que nous soyons encore plus « tueurs » dans ces moments-là. Nous devons absolument être en mesure de franchir la ligne à chaque fois que l’occasion nous est donnée.